Dôme (Stephen King) : Violence, Barbie et Stephen King.

Dôme (tome 1 (Under the dome est le titre original)) est un roman de Stephen King sorti en 2009 au état-Unis (en 2011 en France directement en deux tomes). Une série parue sur Netflix s’en inspire : Under the dome.

Résumé

dome-sangDale Barbara est justement en train de quitter pour de bon Chester’s Mill, quand un immense dôme transparent s’écrase sur la ville, la coupant du monde extérieur pour un temps indéterminéÀ l’extérieur : les militaires prennent la situation en main, et tentent différentes techniques pour venir à bout de ce Dôme d’origine inconnu. À l’intérieur : petites amies dans le garde-manger, impression du journal avec les moyens du bord, prières à Jésus, encore et encore. Barbie était à « ça » d’être de l’Autre côté (ou d’être coupé en deux), mais en attendant, il est ici, alors il retourne directement à ce qu’il se sait le mieux faire : la cuisine (en vrai, ce qu’il sait le mieux mieux faire, c’est être un héros trop classe, vous inquiétez pas).

1 – Violence des pensées, violence des mots, violence des actes : être méchant, c’est méchant

Ce qui frappe vraiment d’emblée quand on commence cet ouvrage, (et ça continue tout au long du récit) c’est la violence. Elle habite certains habitants de la petite ville et se traduit de différentes façons. Déjà, l’écriture est concise, franche et elle n’hésite pas à trancher dans le tas. Tout comme les personnages, qui pensent avec violence, mais qui agissent comme tel aussi. On dirait que la réalité dans cet univers bouillonne depuis des années et qu’elle explose maintenant, devant nous, dans Dôme. Heureusement que le livre n’est pas que violence, et qu’à ce mal, s’oppose un bien.

le méchaaant

2 – Barbie, ce bon héros

L’auteur à cela de magique, qu’en trois phrases il te fait aimer ou détester un personnage. Dale Barbara, alias Barbie, à un nom de fille ; il l’assume, s’en amuse et s’en contrecarre. C’est un héros, un vrai, au cœur pur mais au passé trouble, à la chambre impeccablement rangée et à l’observation facile, aux pensées pleines d’un amour respectueux pour chaque femme qu’il s’imagine pouvoir aimer. Il sait se battre, mais ne se sert de ses poings qu’en dernier recours et autour de lui, le meilleur de chacun peut s’épanouir et prospérer naturellement. En gros, Barbie, on tombe amoureux de lui en quelques pages, et il devient très vite la force blanche et bienveillante de l’histoire.

Barbara Dale

3 – Stephen, arrête de me mener par le bout du nez (merci) !

C’est agréable et agaçant à la fois. Quand je lis du Stephen King, je réalise à chaque fois que mes protestations ou mes réactions sont en fait prévues par l’auteur. J’étouffe, je suis oppressée par la violence omniprésente et par cette folie ambiante et j’ai envie d’arrêter de lire et là, (boum) je réalise que c’est un aperçu de ce que doivent ressentir les personnages (ou de ce que je pourrais moi-même ressentir) enfermés sous un dôme géant et que le fait que je ressente ça ici est voulu. Pourtant habituée au genre horrifique, je passe mon temps à croire que j’ai le contrôle du récit, que je gère jusqu’à ce que ça me saute à la figure, et que je comprenne que tout ça, l’auteur l’a calculé, me guidant vers où bon lui semble. Le point de vue omniscient renforce surement cette impression, car l’écrivain nous fait voir les pensées intimes des personnages, gentils comme méchants, nous donnant ainsi un pouvoir qui semble nous immuniser contre les surprises potentielles et retournement de situation. Mais c’est sans pitié que ce prétendu pouvoir nous est repris, n’importe quand, nous laissant aussi démuni qu’un personnage du roman, et dévoilant finalement Stephen King comme seul maitre de son histoire (et de ses personnages, et de nous).

le-dome-vue-de-loin

Parallèle avec la série

Under the Dome, est une série américaine sortie en 2013 et développé par Brian K. Vaughan avec Mike Vogel (Bates Motel) et Rachelle Lefèvre (Twilight).

julia

La série compte de beaux/bons acteurs et de très belles images, mais ne fait pas totalement honneur au livre. Certains jeux d’acteurs sont même franchement marrants car absurdes (comme ce moment où deux ado se filment en pleine crise d’épilepsie magique) et l’histoire diffère rapidement de celle du livre sur plusieurs points. Cela dit, l’acteur principal Mike Vogel rempli bien son rôle de beau héros courageux mais pas idiot, et le « méchant » (Dean Norris) fait froid dans le dos.

J’ai aimé « ça va » : Under the dome.

Curtains

Pour finir

couv.jpegLes personnages sont plus attachants qu’ils en ont l’air, et on se prend au jeu de savoir ce qui ce trame au juste à la fin dans ce récit manichéen.

Dôme : à lire quand vous n’êtes pas claustrophobe et que vous aimez les Barbies.

 

 

 

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